Le 7 avril 2026, à l’occasion des dix ans de sa filière Next Innov, la Banque Populaire du Sud a remis à Mycea le Grand Prix de son palmarès de l’innovation. Une reconnaissance qui arrive l’année où l’entreprise fait passer ses bio-fongicides du laboratoire au champ.
Lors de la soirée organisée à Mauguio (Hérault) pour les dix ans de la filière Next Innov et du centre d’affaires Sud Innovation, Cyril Brun, directeur général de la Banque Populaire du Sud, a remis le Grand Prix Next Innov 2026 à Dominique Barry-Etienne, co-fondatrice et DG Science de Mycea, et à Aline Bsaibes, DG Business et Partenariats.
Cinq entreprises ont été distinguées dans leurs catégories respectives. Mycea a reçu le Grand Prix, qui couronne l’ensemble du palmarès.
La deeptech du biocontrôle reconnue pour son innovation
Next Innov est, selon la Banque Populaire du Sud, le plus grand réseau d’accompagnement bancaire de l’innovation en France : 130 experts répartis sur le territoire, 650 entreprises accompagnées en dix ans, 150 millions d’euros mobilisés en financements dédiés à l’innovation.
Très impliquée dans le financement des start-ups régionales, la Banque Populaire du Sud a salué par ce prix le modèle de Mycea et la maturité de son équipe. Pour une deeptech, une reconnaissance de l’écosystème financier est un signal qui compte.
Cette reconnaissance s’inscrit dans une trajectoire déjà engagée depuis 2018 : le Grand Prix i-Lab du ministère de la Recherche en 2020, le label Deeptech de Bpifrance, l’entrée en 2026 dans l’association France Deeptech, aux côtés d’entreprises issues de la thérapie génique, de la bioproduction ou de la microélectronique. À chaque étape, un acteur de l’écosystème scientifique ou financier a accompagné le développement de Mycea.
2026, l’année des essais au champ
Depuis sa création en 2018, Mycea explore un réservoir de biodiversité largement inexploité dans le biocontrôle : les champignons issus des forêts françaises. Au terme de cette exploration, la deeptech a constitué une collection de plus de 750 espèces et 2 000 extraits actifs, et développé une plateforme de bio-production en bioréacteurs, installée au Biopôle Euromédecine de Montpellier.
En 2026, Mycea conduit ses essais au champ dans plusieurs pays européens, sur les maladies majeures des cultures, en parallèle d’essais menés avec des partenaires industriels.
La prochaine étape sera l’homologation réglementaire, en Europe puis en Amérique latine.
Ce que défend Mycea
À mesure que les molécules chimiques sont retirées du marché, la boîte à outils des agriculteurs pour lutter contre les maladies des cultures se vide. Mycea travaille à fournir des solutions alternatives issues de la nature (Nature based solutions) plutôt que de la synthèse, et conçues pour être efficaces et économiquement accessibles pour le marché agricole.
Cette aventure repose sur le travail de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens, et sur l’engagement d’un actionnaire de long terme, Vol-V, qui soutient cette vision depuis 2022.
Le Grand Prix régional Next Innov 2026 distingue Mycea au moment où elle s’apprête à faire la preuve, maladie par maladie, que des champignons de forêt peuvent protéger les cultures.
Pour découvrir l’approche de Mycea et sa stratégie de mise en marché, contactez l’équipe.